Nathalie Simon et les autres anciennes championnes de surf française : portraits et palmarès

Nathalie Simon est souvent citée comme ancienne championne de surf française, mais elle a été championne de France de planche à voile en 1986.

  • Planche à voile, pas surf : une confusion fréquente.
  • Victoire sur une étape du championnat du monde à Hyères.
  • Justine Dupont : championne du monde Stand Up Paddle ISA en 2019.
  • Johanne Defay : médaille de bronze olympique en 2024.
  • Pauline Ado : championne du monde junior à 17 ans en 2009.
  • Maud Le Car : vice-championne d’Europe en 2013.

Carrière sportive et palmarès des surfeuses françaises

Nom Discipline et titre majeur Année du sacre Âge au titre
Nathalie Simon Planche à voile, championne de France 1986 Non communiqué
Justine Dupont Stand Up Paddle, championne du monde ISA 2019 28 ans
Johanne Defay Surf, médaille de bronze olympique 2024 30 ans
Pauline Ado Surf, championne du monde junior 2009 17 ans
Maud Le Car Surf, vice-championne d’Europe 2013 21 ans

Une confusion fréquente entre surf et planche à voile

Quand on cherche « l’ancienne championne de surf française », le nom qui revient le plus souvent est celui de Nathalie Simon. Attention toutefois : elle a été sacrée championne de France de planche à voile, une discipline différente du surf. Son palmarès sportif comprend ce titre national ainsi qu’une victoire sur une étape du championnat du monde à Hyères. Cette confusion est courante, car les deux sports se pratiquent sur les vagues et partagent un vocabulaire proche.

Des titres mondiaux et olympiques marquants

Chez les surfeuses françaises, plusieurs athlètes ont marqué l’histoire de leur discipline. Pauline Ado devient championne d’Europe Junior à 14 ans, puis décroche le titre de championne du monde Junior, une première pour une non-Australienne, à 17 ans. Elle ajoute ensuite un titre de championne du monde ISA World Surfing Games à Biarritz.

Justine Dupont s’illustre aussi bien en compétition qu’en grosses vagues, avec un titre de championne du monde Stand Up Paddle ISA et un sacre aux championnats du monde surf des nations ISA. Elle est également championne du monde nations longboard à deux reprises.

Plus récemment, Johanne Defay inscrit son nom dans l’histoire olympique en remportant la médaille de bronze aux JO de Paris, une première pour le surf français. Ce palmarès collectif témoigne du rayonnement des surfeuses françaises sur la scène internationale, que ce soit en compétition classique ou dans les vagues les plus impressionnantes du globe.

Justine Dupont : portrait et carrière

ancienne championne de surf française

Des débuts à Lacanau aux gros spots mondiaux

  • Naissance : le 27 août 1991 à Bordeaux
  • Débuts : monte sur une planche à 11 ans à Lacanau
  • Belharra : dompte la vague basque en 2013
  • Mavericks : repousse ses limites en 2015 en Californie
  • Nazaré : signe un exploit retentissant au Portugal en 2020

Une championne reconnue sur le circuit international

Née à Bordeaux et originaire de Lacanau, Justine Dupont débute le surf à 11 ans. Très vite, elle se distingue par son audace et sa capacité à dompter des vagues de plus en plus imposantes. Dès 2013, elle s’attaque à Belharra, une vague de gros calibre au Pays basque, puis à Mavericks en 2015.

En 2019, elle est sacrée meilleure surfeuse de grosses vagues au monde. La même année, elle décroche le titre de championne du monde Stand Up Paddle ISA. Son palmarès international est riche : championne du monde surf des nations ISA en 2017 et championne du monde nations longboard en 2013 et 2019.

Johanne Defay : portrait et carrière

De La Réunion au Championship Tour mondial

  • Naissance : le 19 novembre 1993 au Puy-en-Velay
  • Enfance : grandit à La Réunion, face à l’océan
  • Débuts : monte sur une planche à 8 ans
  • Circuit mondial : lancement sur le QS en 2011
  • Championship Tour : qualification décrochée en 2013
  • N°1 française : et n°1 européenne en 2014

Née au Puy-en-Velay mais très vite installée à La Réunion, Johanne Defay baigne dans le milieu du surf dès l’enfance. Elle commence à surfer à 8 ans et enchaîne les compétitions locales avant de se lancer sur le circuit mondial QS en 2011. Sa progression est rapide : dès 2013, elle se qualifie pour le prestigieux Championship Tour de la WSL, l’élite mondiale du surf.

L’année suivante, elle devient n°1 française et européenne, confirmant son statut de leader tricolore. Solide, régulière et techniquement complète, elle s’installe durablement parmi les meilleures surfeuses de la planète.

Une médaille olympique historique à Paris

Aux Jeux olympiques de Paris 2024, Johanne Defay décroche la médaille de bronze, un exploit rare pour le surf français. Cette performance marque l’histoire de la discipline, introduite seulement quelques années plus tôt au programme olympique.

Ce podium couronne une carrière bâtie sur la constance et la capacité à performer sous pression. Johanne Defay incarne aujourd’hui l’une des figures majeures du surf féminin français, entre Championship Tour et consécration olympique.

Nathalie Simon : ancienne championne de surf française

Beaucoup de recherches associent Nathalie Simon au surf, mais son titre sportif a été conquis sur une planche à voile. Elle est sacrée championne de France de planche à voile en 1986, puis remporte une étape du championnat du monde à Hyères en 1989. Cette discipline de glisse, souvent confondue avec le surf par le grand public, explique la confusion autour de son nom.

À découvrir aussi

Le surf français ne se résume pas aux compétitions : il doit beaucoup à des pionniers de la glisse, initiés à Biarritz avec du matériel venu de Californie et d’Hawaï.

Née à Orléans, elle obtient son bac à Marseille puis un DEUG à Toulon. Elle est aussi l’arrière-petite-fille du peintre Jacques Simon. Les médias people la présentent d’ailleurs comme une ancienne championne de planche à voile, et non comme une surfeuse.

Sa reconversion télévisuelle débute en 1991. Elle coanime Intervilles à partir de 1995, participe à Sacrée Soirée et présente Capitale d’un soir avec Philippe Risoli. Son parcours reste celui d’une sportive de haut niveau devenue figure du petit écran.

Reconversion médiatique et télévision

Après sa carrière sportive, Nathalie Simon a opéré une reconversion spectaculaire à la télévision. Dès 1991, elle fait ses premiers pas à l’écran dans l’émission Minuit sport sur TF1, un magazine sportif diffusé en nocturne. Cette première expérience lui ouvre les portes du petit écran de façon durable.

Sa carrière télévisuelle prend un tournant majeur lorsqu’elle devient coanimatrice d’Intervilles à partir de 1995. Ce jeu estival culte, où s’affrontent des villes françaises autour de vachettes, la rend immédiatement identifiable auprès du grand public. Sa bonne humeur et son énergie communicative collent parfaitement à l’esprit du programme.

Elle participe également à Sacrée Soirée en 1993, l’émission de variétés présentée par Patrick Sébastien, confirmant ainsi sa polyvalence entre sport, jeu et divertissement. Quelques années plus tard, elle coanime Capitale d’un soir aux côtés de Philippe Risoli en 1997, un divertissement du prime time qui renforce encore sa notoriété.

  • Minuit sport sur TF1 : ses débuts télévisuels remontent à 1991
  • Coanimation d’Intervilles : elle rejoint le jeu culte dès 1995
  • Sacrée Soirée : participation en 1993 aux côtés de Patrick Sébastien
  • Capitale d’un soir : coanimation avec Philippe Risoli en 1997
  • Présentatrice confirmée : un statut solidement installé sur le petit écran

Aujourd’hui, Nathalie Simon reste une figure familière du paysage audiovisuel français. Son parcours illustre parfaitement la passerelle possible entre le sport de haut niveau et les médias. Pour les téléspectateurs qui découvrent son histoire, cette ancienne athlète incarne une reconversion réussie, portée par la même détermination qui la menait autrefois sur les vagues et les plans d’eau.

Pauline Ado : portrait et carrière

Née le 14 février 1991 à Bayonne, Pauline Ado débute le surf à 8 ans sur les vagues du Pays basque. À 14 ans, elle devient championne d’Europe Junior, annonçant déjà un talent précoce.

En janvier 2009, elle marque l’histoire de son sport : à 17 ans, elle devient la première non-Australienne championne du monde Junior. Un titre fondateur qui la lance sur le circuit professionnel.

Sa carrière confirme ce potentiel. En 2017, elle remporte les ISA World Surfing Games, l’équivalent d’un titre mondial par nations. Elle enchaîne plusieurs saisons sur le Championship Tour, l’élite mondiale du surf, entre 2011 et 2016.

Figure discrète mais respectée du surf français, Pauline Ado incarne la régularité et la longévité au plus haut niveau, aux côtés d’une génération tricolore particulièrement dense.

Maud Le Car : portrait et carrière

Moins médiatisée que ses compatriotes, Maud Le Car n’en reste pas moins une figure marquante du surf français. Née en 1992 à Saint-Martin, dans les Antilles, elle découvre la glisse à 12 ans sur les spots turquoise de son île natale. Un cadre idéal pour progresser vite et nourrir une passion durable pour l’océan.

Sa carrière prend un tournant décisif en 2013, année où elle décroche le titre de vice-championne d’Europe. Elle confirme l’année suivante en atteignant une 17e place mondiale, une performance remarquable qui la place parmi les meilleures surfeuses de sa génération sur la scène internationale.

Au-delà de la compétition, Maud Le Car s’engage activement pour la protection de l’environnement marin. Elle fonde en 2021 l’association Save La Mermaid, dédiée à la préservation des océans. Aujourd’hui, elle évolue sur les Challenger Series, la deuxième division mondiale du surf, tout en portant son combat écologique.




Auteur/autrice

  • Samuel Barléac

    Passionné de surf et de activités nautiques, je partage ici des conseils, des spots, du matériel et des retours d’expérience pour vous aider à progresser et profiter davantage de chaque vague.

Publications similaires